Société d'Histoire Naturelle Alcide-d'Orbigny

Aeshna

Aeschne des joncs - (L., 1758)

Aeshna juncea

Aeshna juncea femelle Photo : Robert Thompson Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Aeshna juncea mâle Photo : O. G. Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Aeshna juncea mâle Photo : Tommi Laurinsalo Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Espèce peu commune et rarement en grand nombre sur les milieux qui lui sont favorables : étangs de moyenne altitude des Combrailles (étang de Farges et de Peumot, obs. T. Leroy), les lacs (Servières, obs. J.-P. Barbarin et Chambon) et surtout tourbières du Cézallier, de l’Artense et toutes celles du Livradois (Fargette, Fangonnet, Marchaud, Colombière, Champmort, Vollore) alors que Brugière et Francez (1991) la signalaient absente de cette région. Observée sur une seule chaux , le Pré du Perché à 875 m, les autres se trouvant à une altitude plus basse comprise entre 500 m et 700 m, altitude où elle est pourtant observée dans d’autres régions (le Limousin, SLO (2003) et en Franche-Comté, Prot (2001)).
À noter une observation à l’étang de Riols (560 m) : il s’agissait probablement d’un erratique. Non retrouvée à Aydat (Eusébio, 1924). À noter également une observation par J.-P. Barbarin en septembre 2008 dans les bois de la Comté sur la commune de Saint-Babel à 600 m d’altitude distant de plus de 30 km des sites de reproduction connus les plus proches (étang de la Colombière dans le Livradois et la chaux du pré du Perché dans le pays des couzes).

Confusions possibles : avec d’autres Aeschnes : A. mixta et A. affinis sont plus petites ; quant à A. cyanea, l’abdomen des mâles matures a des tâches vertes et jaunes et pas uniquement bleues, le dessus du thorax a deux tâches ovales alors qu’elles sont en forme de fines virgules chez A. juncea.

Phénologie : de début juin à fin octobre ; pic fin août.

Répartition altitudinale : 45 sites de 740 m (étang des Farges) à 1510 m (Valcivières, obs. E. Boiter) ; pic à partir de 1100 m.

Cartographie dans le département du Puy-de-Dôme

Cercles : données A.-J. Francez.
Ronds noirs : données F. Bronnec.
Ronds gris : autres données, Brugière (1986), Leroy (2001, 2005), SLO (2001), groupe Sympetrum (C. Deliry) et J.-P. Barbarin, E. Boitier, J. Frat, B. Gilard, R. Legrand, G. Thompson, M. Verges (comm. pers., 2006).
Chaque rectangle correspond à une demi-carte au 1/25000 (IGN série bleue).

Article de Thibaut Delsinne, mercredi 9 mars 2016